Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Centre de recherches sur la Corée


     Centre de recherches sur la orée

Séminaires CRC en 2009-2010

Intelligences de la colonisation : Corée/Japon, 1876-1945

Alain Delissen, directeur d'études à l'EHESS (TH)
Arnaud Nanta, chargé de recherche au CNRS

1er, 3e et 5e vendredis du mois de 11 h à 13 h (Maison de l'Asie, salle de conférences, rez-de-chaussée, 22 av du Président-Wilson 75016 Paris), du 6 novembre 2009 au 4 juin 2010

Au-delà de la science coloniale récemment décompactée en savoirs pluriels, on s’interrogera sur l’intelligence de la situation coloniale ; ou plutôt sur les intelligences (coréennes, japonaises) hautement mobiles et interactives d’une colonisation officiellement déniée. Bien au-delà des formalisations habituelles — savantes, administratives… — comment sont donc produits et institués, publiés ou réservés, articulés entre eux et mobilisés les énoncés de connaissance et les discours d’expérience portés sur la société coloniale coréano-japonaise par ses acteurs connus et anonymes ? En parallèle de quoi, historiographies croisées et mémoires post-coloniales depuis 1945 pourront être sollicitées.

Séoul 1920-1940 : histoire sociale de la Corée coloniale

Alain Delissen, directeur d'études à l'EHESS (TH)

2e et 4e vendredis du mois de 11 h à 13 h (Maison de l'Asie, salle de conférences, rez-de-chaussée, 22 av du Président-Wilson 75016 Paris), du 13 novembre 2009 au 11 juin 2010

Que devient Séoul, capitale coréenne pluricentenaire, lorsque soumise au jeu de forces de la colonisation japonaise (1910-1945) ; lorsque deux populations (70% de Coréens) nourries de modernisme nationaliste doivent l’une contre l’autre faire face aux mobilisations impérieuses et hésitantes de l’État colonial ?

Dans la ville, le déni de colonisation - statut juridique indifférencié - se décline en réalités plus critiques violence, racisme, ou plus opaques règles, classements, pour donner naissance à une morphologie originale territoires, paysages, réseaux ; guider les tactiques quotidiennes d’interaction, frontières, évitements, affrontements ; engager des stratégies mobiles : lignages et contre-enquêtes côté coréen ; exhibition cérémonielle et instabilité réglementaire côté japonais.

Séoul et Pyongyang, capitales coréennes : mondialisation, territoires nationaux, espaces locaux

Valérie Gelézeau, maîtresse de conférences à l'EHESS

2e et 4e jeudis du mois de 10 h à 12 h (salle de cours, 4e étage, Maison de l'Asie, 22 av du Président-Wilson 75116 Paris), du 12 novembre 2009 au 27 mai 2010

Ce séminaire poursuit l’introduction à la géographie de la péninsule coréenne entamée en 2008-2009. Issue de la décolonisation et de la Guerre froide, la partition coréenne se traduit par la proximité spatiale de deux systèmes hérités d’une « méta-frontière » du XXe siècle : au Sud, la République de Corée (Taehan min’guk), pays jadis émergent aujourd’hui entré dans l’ère post-industrielle, qui a connu une démocratisation rapide depuis la fin des année 1980 ; au Nord, la République Populaire Démocratique de Corée (Chosŏn minjujuŭi inmin konghwaguk), pays non-démocratique plongé depuis une quinzaine d’années dans une crise grave de son système politique, économique et social.

Le séminaire 2009-2010 s’intéressera à la dimension urbaine des structures territoriales de ces deux états très différemment intégrés au système monde, en s’intéressant plus particulièrement aux capitales nationales Séoul et Pyongyang, où se concentrent les enjeux du rapport à l’extérieur et de la mondialisation. On abordera ces problématiques aux différentes échelles, mondial (la place de ces deux villes dans le monde), régional (« mégalopole » sud-coréenne et nouvelles dynamiques territoriales péninsulaires) au local (environnements et cultures urbaines de deux capitales concurrentes).

Séminaire pluridisciplinaire d’études coréennes, han’gukhak/chosŏnhak

Alain Delissen, directeur d'études à l'EHESS (TH)
Valérie Gelézeau, maîtresse de conférences à l'EHESS

Voir le programme

En dépit d’une tendance affirmée et efficace à la globalisation, les études coréennes ne constituent ni un objet de recherche ni un champ de recherches évident. On tiendra compte non seulement d’une pluralité première (le registre des objets, les approches disciplinaires), mais encore d’une dissémination accrue de la Corée (Corée du Nord, diaspora) porteuse de paradigmes de coréanité potentiellement discordants. En bref, on portera témoignage des lieux multiples où se constituent les savoirs sur la Corée et des liens qui les relient.

Le séminaire 2008-2009 accueillera notamment les cycles de conférences des deux invités du Centre de recherches sur la Corée :

en novembre-décembre 2009 : le professeur Stephen Epstein (directeur de l’Institut d’Asie de l’Université Victoria) : « Korea and its Neighbors: Globalization and National Identity in the 21st Century », série de quatre conférences interrogeant la redéfinition de l’identité coréenne sous l’effet des flux d’échanges croissants en Asie, à partir de l’étude des images d’autres pays d’Asie dans l’imaginaire coréen ;

en janvier 2010 : le professeur Kang Hong-Bin (professeur à l’Université de Séoul et spécialiste des questions urbaines) propose une série de quatre conférences portant sur quatre « lieux » (places) représentatifs des problématiques de développement récentes de Séoul, la capitale sud-coréenne.

Histoire culturelle de la Corée pré-moderne

Daeyeol Kim, maître de conférences à l'INaLCO

2e et 4e jeudis du mois  de 14 h à 16 h (Maison de l'Asie, salle de conférences, 22 av du Président-Wilson 75016 Paris), du 5 novembre 2009 au 27 mai 2010

Au-delà du néo-confucianisme et des disputes ou réactions qui tournaient autours de cette idéologie, que connaît-on des lettrés des deux derniers siècles de la dynastie Chosŏn qui devaient affirmer et justifier leur identité culturello-sociale tant dans l’unicité que dans une diversité, à une époque où la mouvance sociale d’une part et la rencontre avec une autre civilisation d’autre part commençaient à devenir de plus en plus palpables et avoir des conséquences lourdes ? En étudiant de divers documents comme correspondances, journaux, récits de voyage, on cherchera à trouver des cas où l’identité se présente multiple ou flexible, perçue ou imaginaire, imposée ou construite, en fonction des contextes. En rapport avec cette tâche, on s’interrogera également sur le sens des savoirs et des pratiques d’un groupe de lettrés dans le contexte social et historique de la période.

Analyse des sources coréennes en chinois classique

Yannick Bruneton, maître de conférences à l'Université Paris-VII/Diderot

Horaire et dates fixés ultérieurement (Université Paris-VII/Denis-Diderot, 75013 Paris), www.univ-paris-diderot.fr/LCAO

Propositions de méthodes de lecture et d'analyse des textes coréens en chinois classique : analyse grammaticale, identification des genres littéraires et de leurs codifications, formes poétiques, structure, intertextualité, contextualisation, apparat critique.

  • Mots-clés : Culture, Écriture, Littérature, Textes,

  • Aires culturelles : Asie orientale, Corée,

  • Suivi et validation pour le master : Semestriel

  • Mentions & spécialités : Asie méridionale et orientale : terrains, textes et sciences sociales (Tronc commun M2S3 )

  • Renseignements : ce séminaire a lieu à l'Université Paris Diderot-Paris-VII, bâtiment des Grands Moulins ou Halle aux farines, 75013 Paris. Le jour, l'horaire et la salle sont à consulter sur le planning de l'UFR LCAO : www.univ-paris-diderot.fr/LCAO.

  • Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous par courriel.

  • Réception : sur rendez-vous par courriel.

  • Niveau requis : connaissance de la langue coréenne et du chinois classique recommandée.

Culture écrite de la Corée en chinois classique

Yannick Bruneton, maître de conférences à l'Université Paris-VII/Diderot

Jour et horaire à consulter sur www.univ-paris-diderot.fr/LCAO de septembre 2009 à décembre 2009

Initiation à la culture écrite de la Corée en chinois classique par l'apprentissage des notions fondamentales (systèmes d'écriture, poésie « si » et prose « mun », genres littéraires « munch'e », formes poétiques), et de la culture des recueils d'œuvres « munjip » et des anthologies (principes de compilations, classification, idéologies). La finalité du séminaire consiste à donner des clés de compréhension de l'histoire de la culture écrite en Corée, ainsi que des outils d'analyse des textes coréens en chinois classique.

  • Mots-clés : Culture, Littérature, Savoirs, Textes,

  • Aires culturelles : Asie orientale, Corée,

  • Suivi et validation pour le master : Semestriel

  • Mentions & spécialités : Asie méridionale et orientale : terrains, textes et sciences sociales (Séminaire de recherche )

  • Renseignements : ce séminaire a lieu à l'Université Paris Diderot-Paris-VII, bâtiment des Grands Moulins ou Halle aux farines, 75013 Paris. Le jour et l'horaire sont à consulter sur le site web de l'Université, UFR LCAO : www.univ-paris-diderot.fr/LCAO.

  • Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous par courriel.

  • Niveau requis : niveau master ou équivalent. Connaissance du coréen et du chinois classique recommandée.

Historiographie de la Corée

Yannick Bruneton, maître de conférences à l'Université Paris-VII/Diderot

Planning en cours de validation

Ce séminaire a pour objectif d’initier les étudiants à l’historiographie de la Corée. Il se déroule en trois volets. Dans un premier temps, on présentera les principales caractéristiques de la production historique de la Corée sur la période XIIe-XIXe siècles (œuvres, auteurs, idéologie dominante, contexte). Dans un deuxième temps, seront examinés les passages les plus significatifs d’ouvrages historiques influents : « préfaces » (sò), « règles d’organisation » (pòmnye), « commentaires » des historiographes (ron), afin de mettre en évidence l’idéologie des historiographes (officiels et non officiels), ainsi que les aspects techniques de leur exposition. Dans un dernier volet, on analysera un ouvrage de fond, qui regroupe des articles fondamentaux ainsi que des monographies traitant d’œuvres ou d’auteurs de première importance.

  • Mots-clés : Historiographie,

  • Aires culturelles : Asie orientale, Corée,

  • Suivi et validation pour le master : Semestriel

  • Mentions & spécialités : Histoire (Séminaire de recherche M2S4)

  • Renseignements : Séminaire de master 2 de second semestre, dispensé entre la fin janvier et la fin avril (ou le début mai), à l'Université Paris Diderot-Paris VII : bâtiment des Grands Moulins ou Halle aux farines, 75013 Paris. Pour tous renseignements, se reporter au site de l'UFR LCAO de l'Université Paris Diderot : //www.univ-paris-diderot.fr/LCAO.

  • Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous uniquement, par courriel.

  • Niveau requis : master ou équivalent. Connaissance de la langue coréenne et du chinois classique recommandée.

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Actualités

“Barking Dog Never Bites”, film de Bong Joon-ho
Conférence donnée par Alain Delissen, EHESS, le 17 mai 2013 à 14h à la Maison de l'Asie.

Film and History: Aesthetics as Political or is it ?
Conférence donnée par Lee Namhee, invité EHESS, le 19 avril 2013 à 16h à la Maison de l'Asie.

The T'aebaek Mountains (T'aebaek Sanmaek), Trauma, and the Construction of History
Conférence donnée par Lee Namhee, invité EHESS, le 19 avril 2013 à 14h à la Maison de l'Asie.

From Minjung to Simin: the Discursive Shift in Korean Democratic Movements.
Conférence donnée par Lee Namhee, invité EHESS, le 12 avril 2013 à 14h à la Maison de l'Asie.

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